(À débiter avec un débit calme, presque solennel)
J’ouvre les yeux ce matin, c’est pas un dû, c’est une grâce,
Un privilège invisible pendant que le temps s’entasse.
Merci pour le souffle, pour le battement dans la poitrine,
Pour Ta main qui me relève quand le destin me piétine.
J’ai compté mes échecs, Tu as compté mes progrès,
Tu as transformé mes larmes en une pluie de bienfaits.
Merci pour le pain, pour le toit, pour le peu,
Car avec Toi le "presque rien" devient un don précieux.
Pas besoin de médailles, j’ai Ta paix dans les veines,
Tu es Celui qui brise les verrous de mes chaînes.
La Lumière dans l'Abîme
(À dire avec plus d'intensité, en montant le ton sur les derniers vers)
Merci pour les déserts, là où j'ai appris Ton nom,
Là où le silence hurle que Tu es le seul pardon.
Quand j'étais l'aveugle, Tu étais ma trajectoire,
Écrivant Ton amour sur les pages de mon histoire.
Merci pour les portes closes qui m'ont évité le pire,
Pour Ta patience infinie quand je ne savais que fuir.
T'es le roc sous mes pieds quand tout le reste s'écroule,
L'unique vérité qui me sépare de la foule.
Du plus profond de mon âme, sans fard et sans artifice,
Je T'offre ce merci comme le plus pur des sacrifices.