L’homme est un équilibre instable, une marche sur le fil,
Entre le venin de l’hostile et le calme du profil.
On porte en nous des tempêtes qu’on essaie de dompter,
La sagesse est une dette qu'on finit par compter.
Je suis l’innocence qui s’incarne, un spectre sans entraves,
Qui pose des décors sur les pages, loin des épaves.
Je dessine des jardins sur des sols de béton,
Cherchant l’accord parfait dans le bruit du peloton.
[Refrain]
L'ombre portée d'un monde qui détonne,
Le mélange instable du pardon et de la tonne.
Entre la griffe et le livre, je cherche mon chemin,
L'incarnation d'un souffle... Qui suis-je ? Norgilus Innocent.
[Couplet 2 : L'Écho des Fils]
Dans l’espace des fils de la musique, le sang devient mélodie,
Hispaniola murmure ses peines, ses joies, ses tragédies.
Philosophie dépravée ou survie par le rythme ?
C’est le cœur qui bat fort, défiant l’algorithme.
La musique haïtienne est une page où l'on s'inscrit,
Où le spectre de l'histoire efface enfin les cris.
Je ne suis qu'une note dans ce concert de géants,
Un décorateur d'âmes au bord des océans.
[Refrain]
L'ombre portée d'un monde qui détonne,
Le mélange instable du pardon et de la tonne.
Entre la griffe et le livre, je cherche mon chemin,
L'incarnation d'un souffle... Qui suis-je ? Norgilus Innocent.
[Couplet 3 : L'Innocence Spectrale]
Hostile par la force des choses, sage par la force des mots,
Je transforme mes fantômes en de superbes tableaux.
Les pages ne sont plus blanches quand j'y pose mes décors,
L'esprit survit à tout, même quand le doute est fort.
La philosophie de l'être, c'est ce voyage immobile,
Entre le chaos des rues et la paix des îles.
Je signe mon passage avec une plume de spectre,
Dans ce théâtre humain dont je suis l'architecte.
[Refrain]
L'ombre portée d'un monde qui détonne,
Le mélange instable du pardon et de la tonne.
Entre la griffe et le livre, je cherche mon chemin,
L'incarnation d'un souffle... Qui suis-je ? Norgilus Innocent.
[outro]
Regarde-nous dans les yeux.