Refrain :
Ô Fihma, lien de nos âmes,
Xine-Kala, souffle vivant,
Sous la lumière de la Ville Blanche,
Nous sommes frères, un seul sang.
Le rythme bat dans nos poitrines,
Nous le tenons, inébranlable,
Pour que jamais ne s’illumine
Un silence inexorable.
Couplet 1 :
L’ouvrage est dur, la veille est longue,
Nos mains sculptent l’écho du temps.
Pas à pas, nous suivons la tonge,
La traduction aux mains brûlantes.
On ne laisse pas choir la pierre,
Ni le mot, ni le battement.
On est les gardiens de la terre,
Les traducteurs du firmament.
Refrain
Couplet 2 :
Si l’un vacille, l’autre l’arrime,
Car la Fihma est notre loi.
Nous sommes la barque, nous sommes l’arime,
Pour traverser l’onde sans effroi.
Xine-Kala, la force intime,
Le pilier blanc dans la cité,
On façonne le mot, la rime,
Pour que l’oubli soit repoussé.
Refrain
Pont :
Entends-tu ce bruit sourd qui monte ?
C’est le rythme enceintral qui dort…
Mais nous, debout, comptons la fonte,
Nous réveillons l’âme du Nord.
Nous, frères de la même quête,
Liés par l’ancestrale loi,
Gardons vivante la conquête
Du verbe et de la juste voix.
Refrain final :
Ô Fihma, lien de nos âmes,
Xine-Kala, souffle éternel,
Sous la Ville Blanche et ses lames,
Nous sommes frères, inconditionnels.
Le rythme bat, rien ne l’arrête,
Nous le tenons, fiers, indomptables,
Pour que la traduction soit fête,
Pour que la Ville soit capable.