(Bruit de briquet, une profonde inspiration)
Ouais... le micro est ouvert ?
C'est pour ceux qui dorment pas, ceux qui charbonnent dans l'ombre.
Écoute.
J’écris mes peines à l'encre de Chine sur un papier froissé,
Le passé me rattrape, j'ai plus le temps de l'embrasser.
Entre les tours et le béton, on a grandi trop vite,
Le bonheur est en option, le malheur est un parasite.
J'vois les grands du quartier qui s'effacent dans le décor,
Certains cherchent la paix, d'autres cherchent encore de l'or.
On nous a dit : "L'avenir est à vous", mais la porte est fermée,
Alors on force la serrure, on refuse de se faire désarmer.
C’est le son de la dalle, le cri de ceux qu’on n’entend pas,
On marche sur un fil, on regarde jamais en bas.
Le bitume est brûlant, nos rêves sont de glace,
On veut juste notre part, on veut juste une place.
Le succès c'est une montagne, le chemin est escarpé,
Faut rester vrai, même si le diable veut nous happer.
J'ai vu des amitiés s'briser pour quelques billets mauves,
Ici, si t'es trop gentil, c'est les loups qui te sauvent.
J'pose mes rimes comme des briques pour construire mon empire,
Moins de blabla, plus d'actions, je garde le sourire.
La plume est une arme, le flow est une armure,
Je rappe pour la liberté, même derrière des murs.
On lâche rien.
De l'ombre à la lumière.
La suite au prochain épisode...
(Le beat s'estompe doucement)
Conseils pour l'interprétation :
Le flow : Pose les mots avec une voix un peu grave et posée sur le premier couplet, puis augmente l'énergie sur le refrain.
L'instru : Imagine un beat avec un sample de piano mélancolique et une batterie bien lourde (kick/snare).