(BPM conseillé : 85-90, instru mélancolique avec un piano sombre et une basse lourde)
Le réveil sonne comme un verdict, j’ai déjà les poumons en apnée,
La vie c’est un combat de boxe où les rounds durent des années.
On porte le monde sur des épaules qui s'effritent avec le temps,
À force de masquer les failles, on finit par devenir transparent.
J’vois des sourires en façade, mais les regards sont des naufrages,
On est tous les auteurs d’un livre où la douleur écrit chaque page.
Le bitume boit nos larmes quand le ciel refuse de pleurer,
On cherche la paix dans le vacarme, l'âme à moitié écœurée.
C’est pas la mort qui m'effraie, c’est le vide entre deux souffles,
Quand t’as l’impression de couler même quand t’as pied, quand tout s'engouffre.
La solitude est une cellule sans barreaux mais bien fermée,
On s’habitue à l'obscurité pour ne plus jamais être alarmé.
Les rêves sont des mirages qui s’évaporent au premier rayon,
On dessine notre futur à la gomme, jamais plus au crayon.
On survit, on n'vit pas, on encaisse jusqu’à la rupture,
La vie est une cicatrice que le destin recoud sans couture.