Dans ce théâtre absurde,
Où les masques brillent plus que les visages,
On vend nos âmes en ligne,
Contre un like, un cœur, une cage.
Ils parlent de liberté,
Mais c’est la peur qui tient les rênes.
Une vérité calibrée,
Filtres posés sur nos chaînes.
Les écrans nous isolent,
Intimité mise en vitrine,
On s’aime en emojis,
Mais on meurt dans le silence des vitrines.
Je vois les foules courir,
Vers des rêves qu’on leur a vendus.
Ils achètent l’illusion,
Et rejettent ceux qui ont trop vu.
J’ai choisi ma marge,
Ma solitude est mon armure.
J’écris sur les murs de l’ombre,
Car le soleil m’écœure de ses brûlures.
Et si j’en merde la société,
C’est que ses lois me mentent.
Je préfère être vrai dans ma douleur,
Qu’heureux dans leur décadence.
Tout est faux, mais tout le monde sourit.
Moi j’garde ma foi, même si j’suis maudit.
Ils veulent des clones, moi j’veux ma vie.
J’me tiens debout… même si c’est fini.
Ils disent : « Adapte-toi »,
Mais c’est moi qui vois flou dans leur clarté.
Ils veulent que je rentre dans le moule,
Mais moi, j’vois Dieu dans mes éclats brisés.
Leurs valeurs sont en soldes,
Ils prêchent l’amour sans en porter.
Leurs mots sentent la poudre,
Mais leur silence tue en paix.
On s’endort sous les likes,
On se lève sous le vide.
Le cœur saturé de bruit,
Mais l’âme toujours timide.
Leurs vérités changent de camp
Au rythme des tendances.
Ils disent que je suis violent,
Mais c’est leur monde qui me balance.
J’pleure en cachette,
J’ris en public,
Je joue leurs règles…
Mais mon âme triche.
Car derrière leurs sourires programmés,
Je vois la peur de ceux qui fuient.
Moi j’me tiens droit, même si j’suis seul —
La vérité, c’est mon pays