[Intro]
Le ciel est gris comme le béton qui m’a vu naître
J’vois l’avenir dans l’reflet d’une flaque, peut-être un signe du traître
[Verse 1]
Cœur en lithopédion, j’ressens plus la douleur des autres
J’suis dans l’V, j’accélère, j’laisse mes péchés derrière, loin des apôtres
Nwaar est la pensée, nwaar est le projet
Elle veut que j’l’aime, mais l’amour c’est juste un mauvais jet
De dés sur la table d'un casino qui brûle
J’fais du chiffre, j’fais du sale, pendant qu’le monde recule
La montre brille, mais le temps s’écoule, ironie du sort
J’écris mes peines au scalpel, j’autopsie mon propre corps
Pas d’refrain, juste du sang sur la feuille de papier
Le trône est vide, j’m’y installe sans même me déchausser
C’est la #Vie, paraît-il, entre un cri et un soupir
J’ai troqué mes rêves de gosse contre l’envie de n’plus souffrir
Dems.
[Pre-Chorus]
Nwaar murmure, l’obscur parle bas, je hausse les épaules et j’avance
Le monde tourne, mes chiffres avancent même quand mon cœur se balance
[Chorus]
C’est le Nwaar, rien n’est rose
On porte le masque, on cache les choses
Cours dans le noir, jusqu’où nous mène la prose
Rien n’est rose, mais on reste en mode chose
[Verse 2]
J’écris mes peines comme un scalpel, j’expose mes failles sur le papier
Le trône reste vide, pourtant je m’assois, sans jamais hésiter
Les miroirs me regardent, j’y vois mes cauchemars danser
La vie est un casino où les rêves brûlent et s’éteignent brûler
Des signes dans la pluie, des noms en poudre sur la pierre
Je compte mes pertes, j’en fais une prière silencieuse et fière
Dems.
[Chorus]
C’est le Nwaar, rien n’est rose
On porte le masque, on cache les choses
Cours dans le noir, jusqu’où nous mène la prose
Rien n’est rose, mais on reste en mode chose
[Bridge]
J’écris mes peines au scalpel, j’autopsie mon propre corps
Le temps s’écoule, l’ombre reste proche, mais l’espoir se fait plus fort
[Outro]
Le ciel se lève peut-être, derrière les nuages, une lumière fragile
Mais pour l’instant, le Nwaar règne, et la vie demeure énigrique