Singhor, l’enfant de Tchang :
*Titre : De Douala à Hippodrome*
Chassé de Douala par la main d’un oncle sans cœur
Le sac vide, mais les poches pleines de douleur
Enfant de Tchang, tu as marché vers Yaoundé
La tête haute, même si les larmes voulaient tomber
Les portes se ferment, mais Dieu ouvre une fenêtre
Hippodrome t’appelle, une cuisine va renaître
Singhor, le plongeur aux mains d’espoir
Dans l’eau savonneuse tu laves ton histoire
Blue Nile t’a vu plier, jamais rompre
Demain c’est ton nom sur la toque qu’on nomme
Singhor, de l’ombre au feu, tu montes
De plongeur à cuisinier, voilà ton conte
Assiettes qui s’empilent, marmites qui résonnent
Chaque plat qui sort, c’est ton rêve qui frissonne
Tu regardes le chef, tu voles chaque geste
Dans ta tête, les recettes deviennent manifeste
Singhor, le plongeur aux mains d’espoir
Dans l’eau savonneuse tu laves ton histoire
Blue Nile t’a vu plier, jamais rompre
Demain c’est ton nom sur la toque qu’on nomme
Singhor, de l’ombre au feu, tu montes
De plongeur à cuisinier, voilà ton conte
Oncle, regarde bien depuis Douala
Celui que tu as mis dehors ne tombe pas
Il est debout, tablier serré, couteau en main
L’enfant de Tchang écrit son destin
Singhor, le plongeur aux mains d’espoir
Bientôt c’est toi le maître du comptoir
Blue Nile t’a vu rêver dans le noir
Cuisinier demain, c’est ton territoire
Singhor, de l’ombre au feu, tu montes
De plongeur à cuisinier, voilà ton conte