Ouais ouais c'est ERNESTO WÉ
(Bruit de briquet, fumée qui s’échappe)
Écoutez bien le silence avant la tempête.
Bénin... Je vois beaucoup d’agitation pour rien.
Les enfants jouent dans la cour, mais le proprio est rentré.
C’est pas du rap, c’est une autopsie.
Installez-vous, la leçon commence.
J’entends des aboiements, mais je ne vois que des caniches,
Ça flex en location, ça rappe des vies de riches.
Dans vos textes, y’a que du vent, des rimes de maternelle,
Je suis l’Everest du game, vous n’êtes qu’une ruelle.
Vous parlez de "vibe", moi je parle de structure,
Je rase vos carrières sans faire de rature.
Petit rappeur, tu dis que t'es le "King" de ton quartier ?
Moi je contrôle l'Empire, tu n’as même pas le loyer.
Ça porte des chaînes en toc, ça veut jouer les bandits,
Mais dès que je kicke un seize, tout votre buzz s’engourdit.
Le rap béninois ? Un jardin d’enfants sans clôture,
Je suis le séisme qui vient fissurer la toiture.
Ernesto wé
Vous cherchez des refrains pour passer en boîte,
Moi je cherche des flows pour vous mettre en boîte.
Ça s’invente des "clans", ça se donne des noms d'ennemis,
Mais ça tremble devant le micro comme des mômes insoumis.
J'ai pas besoin de clash, votre existence est une insulte,
Je suis le grand prêtre, vous n’êtes qu’une petite secte.
Tu parles de "flow" ? Tu ne fais que bégayer,
Tu parles de "show" ? On t'a vu payer pour jouer.
Je suis le boss final, celui qu’on n'ose pas défier,
Regarde tes idoles, je les ai déjà tous pliés.
Le trône est en béton, et j'ai scellé la porte,
Ta carrière est née morte, c'est la faucheuse que j'apporte.
(Outro)
Rangez vos punchlines de réseaux sociaux.
Le rap, c’est pas du bruit, c’est de l’artillerie.
Je ne vous regarde même pas de haut, je ne vous vois même plus.
Allez réviser vos gammes, les petits.
La récré est terminée.
Le Boss reste le Boss. Ernesto wé c'est votre boss les petits rappeurs du Bénin ERNESTO WÉ