Mmh... ouais...
Tout le monde parle de destin
Mais personne sait ce que j'ai traversé pour arriver là
C'est mon histoire, c'est ma douleur
Écoute bien...
[COUPLET 1 — Flow drill haché, BPM 140]
J'suis parti de zéro dans une ville sans pitié
Les nuits sans manger, les jours à mendier la moitié
Ma mère pleurait seule, mon père était absent
J'ai grandi trop vite, j'ai compris trop tôt comment c'est
On m'a volé l'enfance mais pas la volonté
J'ai ramassé mes rêves quand tout le monde a lâché
Les faux amis souriaient quand je galérais dans la rue
Maintenant ils cherchent ma main maintenant que j'suis en vue
J'ai marché pieds nus sur des chemins de verre brisé
J'ai saigné en silence pour que personne voit ma fragilité
Mais le feu qui brûle en moi depuis que j'suis gamin
C'est ce feu-là qui m'a guidé vers mon destin
Ils croyaient m'enterrer mais j'étais une graine
Ils ont arrosé ma douleur, j'ai poussé sans peine
Regarde où je suis, regarde qui je suis devenu
Tout ce que j'ai construit, personne peut me le prendre, c'est reçu
[HOOK — Mélodie drill, voix posée]
C'est mon destin, j'pouvais pas l'éviter
J'ai traversé la tempête pour enfin exister
C'est mon destin, gravé dans chaque cicatrice
Dieu avait un plan, j'comprends maintenant le sens du sacrifice
[COUPLET 2 — Flow accéléré, drill pur]
J'ai connu la trahison, le couteau dans le dos
Des gens qui juraient frère mais qui m'ont lâché dès qu'il faisait chaud
J'ai appris à marcher seul sur les routes de la nuit
À garder la tête haute quand tout s'effondre dans ma vie
Le monde est un terrain de guerre, faut savoir jouer
Les forts avalent la douleur et continuent d'avancer
Moi j'ai pleuré combien de nuits, compté combien d'échecs
Avant que la lumière arrive au bout de cette trêve
On m'a sous-estimé, traité comme quantité négligeable
J'ai transformé chaque insulte en carburant inépuisable
Aujourd'hui ma réussite brûle les yeux de ceux qui doutaient
C'est pas de la vengeance, c'est juste la vérité qui se montrait
Abidjan, Dakar,