[Intro]
Sur le vide, il s’assoit, le monde en quarantaine.
[Verse 1]
Assis sur son empire de vide, le daron s’empiffre,
Pendant que dans les assiettes des gosses, le néant gifle.
Un ventre rond comme le monde qu’il a abandonné,
Gorgé de futilités, pendant que les siens vont donner
Leur dernier souffle juste pour un morceau de pain sec.
Il regarde le plafond, l'esprit flou, le regard grec,
Mais quand le proprio frappe, il feint la surdité,
Préférant digérer sa propre lâcheté en toute tranquillité.
[Chorus]
Un toit qui fuit, des murs qui crient la misère,
Et lui, masse inerte, sourd aux larmes de leur mère.
Il porte le poids de son ombre, mais pas de ses devoirs,
Nourri de paresse, condamnant les siens au trou noir.
[Verse 2]
Le frigo est un désert, mais son estomac est plein,
Il a troqué son rôle d'homme contre un statut de venin.
Même le logement s'écroule, mais monsieur reste de marbre,
Un tronc pourri qui refuse de nourrir ses propres branches sur l'arbre.
[Bridge]
Le silence pèse comme une dalle, le temps s’étouffe sans bruit,
Et les enfants réclament un écho de vie, une lueur qui suit.
[Chorus]
Un toit qui fuit, des murs qui crient la misère,
Et lui, masse inerte, sourd aux larmes de leur mère.
Il porte le poids de son ombre, mais pas de ses devoirs,
Nourri de paresse, condamnant les siens au trou noir.
[Outro]
Là où le foyer devrait briller, le vide se propage, sans retour.