L'asphalte est froide, même quand le soleil tape au zénith
On cherche le sommet, mais on s'essouffle dans le labyrinthe
Chaque matin c'est le même combat, le réveil sonne comme un glas
On porte le poids du monde, les vertèbres qui font "clac"
Le loyer qui grimpe, les poches qui font la diète
On rêve de grandes évasions, mais on reste coincés dans la tempête
C’est pas un film, y’a pas de cascadeur pour encaisser les coups
On avance le torse bombé, mais on a de la boue jusqu'aux genoux
Les regrets, c’est du poison qui s'écoule dans les veines
On transforme nos larmes en béton pour construire nos propres chaînes
Mais on lâche rien, on graille la vie avant qu’elle nous dévore
Parce que c’est dans la forge du malheur qu’on devient de l’or.