[Intro]
Marchant sous les néons, le cœur en décalage
Mon ombre appelle des rues qui ne me parlent pas
Je suis revenu, mais le vent a changé d’angle
Et les places qu’on connaissait s’habillent d’un autre pas
[Verse 1]
Les vitrines sourient, mais elles savent mon nom en éphémère
Les gestes d’autrefois se dérobent, comme un souvenir en poussière
Des visages qui m’ont souri jadis regardent ailleurs
Je cherche une rue qui me rappelle qui j’étais, sans leurre
[Pre-Chorus]
Je marche en silence, mes pas hésitent entre deux vies
Le quartier respire différent, et mon cœur s’y perd, imparfait,
Mais l’envie de reconnaître renaît, fragile et avide
De rester, de partir, tout en restant en marge du rite
[Chorus]
Je suis chez moi ailleurs, mon nom se perd dans la brume
Les repères ont changé, et mon regard cherche une lumière commune
Toi, toi qui m’offre un sourire qui ne me ressemble pas, pourtant
J’écoute la ville qui parle une langue qu’au fond je connais mal
[Verse 2]
Les cafés murmurent des histoires que mes souvenirs n’écrivent pas
Les rues s’étirent comme des fils qui me retiennent ou m’évitent
Je serre mes bagages sans les nommer, sans les lier au pas
Et chaque rencontre devient un pont qui m’éloigne, ou me invite
[Pre-Chorus]
Je lis dans leurs yeux une carte que je ne sais pas déplier
Le passé se ferme à clé, le présent prend le goût d’un thé non sucré
Pourtant dans ce décalage, une voix intérieure persiste et me sert
À croire qu’un retour peut être un départ, et qu’un départ peut être un retour
[Chorus]
Je suis chez moi ailleurs, mon nom se perd dans la brume
Les repères ont changé, et mon regard cherche une lumière commune
Toi, toi qui m’offre un sourire qui ne me ressemble pas, pourtant
J’écoute la ville qui parle une langue qu’au fond je connais mal
[Bridge]
Souvent je ferme les yeux et j’entends courir le temps
Les rues se retournent, et mes pas apprennent lentement
Que la distance n’efface pas ce qui m’a fait trembler autrefois
Mais me rappelle que je peux y trouver une autre voix
[Chorus]
Je suis chez moi ailleurs, mon nom se perd dans la brume
Les repères ont changé, et mon regard cherche une lumière commune
Toi, toi qui m’offre un sourire qui ne me ressemble pas, pourtant
J’écoute la ville qui parle une langue qu’au fond je connais mal
[Outro]
Alors je marche, entre deux mondes, sans bruit, sans peur
Et peut-être qu’un jour la rue me dira: tu es encore chez toi, à ta manière
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