Le jour de mes 17 ans, le 21 mai, je soufflais mes bougies toute seule dans ma chambres là maladie était venue s’inviter pile à l’approche des examens. On m’avait pris tous mes cahiers pour que je me repose, on m’avait dit "il faut couper". Mais dans le noir, mon téléphone vibrait encore. Et c’était toi. Au début on parlait de rien et de tout. Des bêtises, de la vie, des peurs. Des nuits entières à refaire le monde à 2h du matin. Tu étais dur, réservé, méfiant même. Tu ne me connaissais pas et tu croyais que c’était dangereux pour moi. Moi je riais 😅 j’étais curieuse. Je voulais juste savoir qui tu étais derrière tous tes murs. Et sans le dire, j’avais compris que j’avais besoin de vrais amis. La vie m’avait fatiguée, et toi tu es arrivé sans prévenir. Le jour de la Tabaski, je m’en souviens, tu l’as laissé échapper à moitié. "Tu me sembles..." et tu t’es arrêté. Avec peur. Avec réserve. Moi j’ai compris. Mais je voulais d’abord que les examens passent. Je voulais être forte avant de te donner le droit de me voir faible. Alors j’ai attendu. Et toi aussi tu as attendu, patient. Tu protégeais ton cœur, et tu protégeais le mien sans le savoir. Quand j’avais mal, quand la fièvre revenait, c’est ton "ça va ?" qui me relevait. Quand tout le monde partait dormir, toi tu restais là. Pas de grandes promesses. Pas de grands discours. Juste ta présence. Juste toi. Ça fait 1 an et demi qu’on se connaît. Mais il n’y a que 4 mois qu’on est devenus vrais. 4 mois où j’ai compris que le ciel pouvait envoyer des gens comme toi. Des gens qui restent quand c’est compliqué. Des gens qui parlent doucement quand on a mal. Aujourd’hui je vais mieux. Et si je vais mieux, c’est à cause de toi. Kamal, tu es ma meilleure rencontre. Tu es arrivé le 21 mai sans le savoir. Tu as parlé le jour de Tabaski sans oser. Et aujourd’hui tu es là. Entier. Vrai. Alors je ne te demande rien. Je veux juste te dire merci. Merci d’être venu quand j’avais besoin de vrais amis. Merci d'être resté ❤️❤️