La vie que je vis maintenant,
elle fait de la peine.
Gros, je te mens pas,
un grand projet dans le cerveau,
dans les cartables,
et le portefeuille pèse même pas.
Raison pour laquelle j’ai décidé
d’avancer tête baissée.
Je regarde plus en arrière,
je pense bien souvent à
ce qu’il faut faire pour avancer.
Quitter le salariat,
il faut tamiser tout ce qui m’enchaîne.
J’ai plus de temps pour la panique.
Je compte plus les “tu peux pas”
qu’on me jette.
Je les ramasse avec les factures
dans la pile.
Tête baissée,
je trace ma ligne (hey).
Je pourrais plus mes rêves en centimètres,
par la grâce divine.
J’ai quitté le salon de ma mère,
je veux que ses larmes ne coulent
que pour la lumière.
Tête baissée,
je crois que ça arrive bientôt.
Et si ça arrive pas,
j’irai chercher tôt,
avec la rage,
avec le cœur,
avec ce que j’ai (ouh).
Je laisserai pas la vie me dicter
ce que je fais.
J’me voyais dormir sur le canapé.
Maintenant, je vois large,
je veux tout rattraper :
les murs, la ville,
le paysage entier,
changer d’adresse.
J’ai commandé ma carrière sur un vœu,
sur un jeûne,
sur les cernes,
sur les trajets de la nuit.
Je me dis que si le destin
répond pas au téléphone,
j’irai le chercher,
même s’il s’enfuit.
J’irai le chercher avec des “jamais plus tard”.
Gros, je te jure maman,
gros, je vais le faire.