Je m'adresse au boss de la société GIE
émouvant et engagé, qui décrit avec force la situation des travailleurs privés de leur salaire, leurs difficultés au quotidien et leur appel vibrant pour obtenir ce qui leur est dû. Il est construit pour rendre compte de leur réalité, de leur courage et de la justice qu’ils réclament, avec des phrases longues et développées comme vous le souhaitez :
Couplet : Le cri des mains qui ont construit
Nous qui nous levons avant que le soleil ne perce l’horizon, qui courbons le dos du matin jusqu’au soir à la tâche, qui donnons notre énergie, notre sueur et parfois même un peu de notre propre vie pour faire tourner les usines, bâtir les maisons, entretenir les routes, nourrir les marchés et faire fonctionner chaque rouage de cette société qui se dit avancée et prospère, nous voici debout aujourd’hui, le cœur lourd et la voix qui s’élance, car la promesse qui nous a été faite au premier jour de notre engagement n’a pas été tenue, et ce salaire, cette récompense légitime de tout ce travail accompli, ce revenu qui doit permettre de mettre du pain sur la table, de payer le loyer, de soigner les siens et de donner un avenir à nos enfants, nous l’attendons encore, sans rien recevoir en retour, comme si nos efforts n’avaient aucune valeur, comme si nos jours passés à travailler sans relâche n’étaient que du vent et du temps perdu.
Nous traversons des nuits sans sommeil, les yeux pleins d’inquiétude quand nous voyons les factures s’empiler, quand nos enfants nous demandent pourquoi ils ne peuvent pas aller à l’école avec les mêmes fournitures que les autres, quand nos proches malades réclament des soins que nous ne pouvons pas acheter, et pourtant nous n’avons pas baissé les bras, nous avons continué de travailler avec honnêteté et dévouement, croyant que la parole donnée serait respectée, mais aujourd’hui, le silence de ceux qui nous doivent de l’argent devient trop lourd à porter, et c’est pourquoi nous crions haut et fort, au milie