Le ciel est gris comme le béton qui m’a vu grandir,
On n'apprend pas à marcher, on apprend à s’en sortir.
J'ai les crocs, la dalle d'un loup qui n'a jamais dormi,
Le succès c'est une cible, et mon viseur est bien poli.
On compte pas les heures, on compte que les cicatrices,
Dans ce monde de requins, j'esquive les feux de l'artifice.
Pas besoin de couronne pour prouver que j'suis le roi,
La sueur sur mon front vaut plus que l'or sur vos doigts.
On n'est pas venus pour participer, on veut tout rafler,
Le destin est une porte close, j’vais devoir la souffler.
J’ai l’encre qui brûle, les mots qui claquent comme des douilles,
Pendant que tu parles de principes, c'est le terrain qui nous fouille.
Le respect s'achète pas, il s'arrache à la gorge,
C'est dans les flammes de l'échec que mon mental se forge.
Regarde mes yeux, tu verras l'reflet de mes batailles,
J'suis le grain de sable qui dérègle toute ta grosse artillerie.