Ils parlent beaucoup mais connaissent pas la moitié,
Jugent une vie entière sur trente secondes postées.
Dans les cafés, dans les halls, sur les réseaux la nuit,
Toujours un avis fort sur des douleurs qu'ils fuient.
Ça commente les erreurs comme des experts du vécu,
Mais quand faut tendre une main y'a plus personne dans la rue.
Ils disent "faut être fort", "faut tourner la page", Pendant qu'eux-mêmes se perdent derrière leur personnage.
Refrain :
Les gens parlent, parlent sans savoir le poids, Des cicatrices cachées qu'on transporte avec soi.
Ils voient l'image mais jamais les batailles, Des sourires de façade qui s'effondrent quand ça taille.
Y'en a qui vendent du rêve pour oublier leurs vides, Qui critiquent des chemins qu'ils auraient jamais suivis.
Le monde aime les rumeurs plus que les vérités, Un buzz dure une heure mais laisse des années.