[INTRO]
On croit toujours… que toujours… que le temps nous attend…
Qu’il garde pour nous… un instant…
Mais un jour… sans prévenir…
C’est nous… qui n’arrivons plus…
[COUPLET 1]
J’ai cru que remettre… ne coûtait rien…
Que demain porterait mes choix…
Que les heures restaient en chemin…
Sagement… à m’attendre, là…
J’ai cru qu’on pouvait suspendre…
Le fil discret des jours…
Qu’il suffisait de comprendre…
Pour revenir… toujours…
[PRÉ-REFRAIN]
Mais personne ne dit…
Quand tout commence à fuir…
[REFRAIN 1]
C’est trop tard… peut-être déjà…
Et ça ne se voit pas venir…
Ça s’efface… pas à pas…
Comme un regard qui chavire…
C’est trop tard… sans éclat…
Sans un signe pour avertir…
Et l’on reste là…
Devant ce qui vient de partir…
[COUPLET 2]
J’ai cru que le monde était lent…
Qu’il suivait nos pas perdus…
Mais le monde avance en silence…
Sans se retourner… jamais plus…
Il n’a pas de mémoire…
Pour ce qu’on n’a pas vécu…
Il nous laisse face au noir…
De tout ce qui n’a pas eu lieu…
[PRÉ-REFRAIN 2]
Et tout bascule…
Quand il n’y a plus de retour…
[REFRAIN 2]
C’est trop tard… peut-être déjà…
Et rien ne vient prévenir…
C’est une lumière… qui s’en va…
Sans jamais nous retenir…
C’est trop tard… et déjà…
Le silence prend toute la place…
Et l’on devient…
Le témoin… de ses propres traces…
[PONT]
Et tout se défait…
Pas dehors…
Dedans…
Quelque chose glisse…
Sans bruit…
Et le temps…
Ne retient plus rien…
[DERNIER COUPLET]
On ne perd pas la vie d’un coup…
On perd ce qu’on ne regardait pas…
Ces instants laissés derrière nous…
Comme s’ils ne comptaient pas…
Et quand on croit encore avancer…
On s’éloigne… sans le savoir…
Dans un monde déjà effacé…
Où l’on arrive toujours trop tard…
[FINALE – APOGÉE]
C’est trop tard…
Et cette fois… ce n’est plus une idée…
C’est quelque chose… qui s’est retiré…
Un silence immense…
Qui vient tout emporter…
C’est trop tard…
Même pour regretter…
Et l’on comprend enfin…
Dans ce vide troublant…
Qu’on n’était pas en retard…
On a seulement cru…
Qu’on avait le temps…