[Intro]
J’marche sur le béton, pas de cape, juste mes phrases en éclats
Le ciel pleure des sirènes, je compte les étoiles en fragments
[Verse 1]
Dans le quartier où les murs ont des histoires à raconter, j’avance à voix basse
Des regards qui pèsent comme des chaînes, je porte leur silence sur mes épaules en braise
Le fracas des rêves qui s’effondrent, moi, je plume ce brouhaha en cadence
Chaque pas est un témoin, chaque souffle un aveu que je chasse dans la poussière des années
[Pre-Chorus]
Et si la rue parle, j’apprends son dialecte de patience et de rage
J’écris pour ceux qui restent debout quand tout vacille sur la page
[Chorus]
Je parle pour ceux qu’on oublie, j’écris la couleur sur le gris
Le temps nous serre, mais nos mots peuvent briser les ennuis
On avance, on survit, avec la vérité pour flambeau et cri
Cœur à nu, on tient bon malgré tout ce qui nous défie
[Verse 2]
Les sirènes dessinent des routes qu’on n’a pas choisies, je les lis comme des repères
La ville est une mère qui crie, qui aime, qui perd et qui nous berce de ses lumières sèches
Je porte le poids des autres sur ma langue, pour que leur voix traverse les murs
Et si l’espoir est fragile, je le modele avec mes mains, je le polis sans peur
[Pre-Chorus]
J’apprends à respirer entre les mots et les murs qui tremblent
À chaque rugissement, je réponds par une promesse qui s’assemble lentement
[Chorus]
Je parle pour ceux qu’on oublie, j’écris la couleur sur le gris
Le temps nous serre, mais nos mots peuvent briser les ennuis
On avance, on survit, avec la vérité pour flambeau et cri
Cœur à nu, on tient bon malgré tout ce qui nous défie
[Bridge]
Regarde au-delà des étiquettes, il y a des vies qui chantent en diagonale
Des mains qui s’élèvent, des voix qui franchissent les voûtes d’une histoire banale
[Chorus]
Je parle pour ceux qu’on oublie, j’écris la couleur sur le gris
Le temps nous serre, mais nos mots peuvent briser les ennuis
On avance, on survit, avec la vérité pour flambeau et cri
Cœur à nu, on tient bon malgré tout ce qui nous défie
[Outro]
Alors je continue, avec le poids du monde comme compagnon de route
Mes rimes racontent, et peut-être qu’un jour elles éteindront les doutes