Je ne parle pas pour ne rien dire,
Je parle pour que le silence s'arrache un sourire.
Ici, les phrases ne marchent pas, elles dansent,
Elles brisent les murs de nos indifférences,
Elles sont le pont entre l'ombre et la lumière,
Le cri sourd qui traverse toutes les frontières.
(Accélération du débit)
On m'a dit que les mots étaient de simples outils,
Mais j'ai vu des verbes changer le cours des vies.
J'ai vu des adjectifs panser des cicatrices,
Et des points de suspension arrêter le précipice.
C’est un slam, un écho, un battement de cœur,
Un remède gravé pour apaiser les douleurs.
(Plus calme, presque un murmure)
Regarde autour de toi, le monde est un texte,
Chaque visage est un chapitre, chaque geste un prétexte.
On court après le temps comme après un train fantôme,
Oubliant que la vraie richesse n'est pas dans l'atome,
Mais dans ce que l'on donne, dans ce que l'on transmet,
Dans ce petit "bonjour" qui, parfois, nous renaît.
(Final puissant)
Alors je pose ma rime sur le bitume de l'instant,
Je slame pour les rêves qu'on croyait en suspens.
N'aie pas peur de ta voix, n'aie pas peur de ton art,
Car c'est en parlant haut qu'on dissipe le brouillard.
Ceci n'est pas qu'un texte, c'est une main tendue,
Une étincelle de vie dans la foule des perdus