[Intro]
Un matin banal, des gens ordinaires, en ville, en zigzag.
[Verse 1]
Le collègue dit: « à midi, on se retrouve ? » et mon ventre répond: non, pas encore.
Je promets d’être prêt, mais j’arrive avec mon café qui se prend pour un océan.
Ma mère poste un message : « pense à ton dentifrice »; je pense à mes plantes qui réclament de l’eau.
[Pre-Chorus]
On rit pour cacher qu’on frôle le chaos, un détail, et tout bascule.
[Chorus]
Tout est déjà retrouvé dans le pire des silences, et pourtant on sourit,
On se débrouille avec des bribes, des malentendus qu’on aime bien.
On croit maîtriser, puis le quotidien fait son numéro d’absurdité,
Et nous, on l’accepte avec un clin d’œil et une gorgée de thé.
[Verse 2]
Le réunionnaire confond « post-it » et « pâtisserie »: l’écran colle au doigt et au rire.
Ma sœur répond au téléphone en mode manuel: elle chante mal, mais elle assume.
Le chat s’assoit sur mon clavier—et l’ordinateur se prend pour un coussin.
[Pre-Chorus]
On tremble, puis on se remet à jouer le jeu, improvisation garantie.
[Chorus]
Tout est déjà retrouvé dans le pire des silences, et pourtant on sourit,
On se débrouille avec des bribes, des malentendus qu’on aime bien.
On croit maîtriser, puis le quotidien fait son numéro d’absurdité,
Et nous, on l’accepte avec un clin d’œil et une gorgée de thé.
[Bridge]
Entre les rendez-vous ratés et les excuses qui font mouche, on s’écrit des notes en papier toilette.
On se tend la main, on se taquine, on avance, maladroitement précis.
[Verse 3]
Le grand dîner de famille tourne court: le couvercle de casserole devient une lune,
Et tout le monde se remercie d’exister, même quand le four crie victoire à moitié.
[Outro]
On referme la journée comme on ferme un livre: avec un soupir et une dernière blague.