[Verse 1]
Dans la petite Honfleur, le ciel et la mer se mêlent,
Des reflets d’aquarelle qui caressent le port.
Élise tient sa librairie, refuge de papier et de silence,
Et ouvre ses volets bleus, croyant qu’il manque quelque chose.
[Chorus]
Quelque chose manque, peut-être quelqu’un.
Mais la librairie devient porte entre deux marées.
Les pages s’ouvrent quand les regards se croisent,
Et le temps recommence à écrire.
[Verse 2]
Un mardi, un inconnu poussa la porte.
Il s’appelait Mathieu, les yeux pleins de voyages.
Il demanda un roman de Marguerite Duras.
Il parlait peu, mais son souffle racontait des ports lointains.
Il revint le lendemain, puis le surlendemain.
Au début, ils parlaient de livres et de phrases qu’on souligne;
De personnages qu’on n’oublie pas.
Mathieu racontait qu’il restaure de vieux bateaux dans le chantier naval.
« J’aime réparer ce que le temps abîme », disait-il.
« J’aime préserver ce que le temps pourrait effacer », répondait Élise.
[Chorus]
Les mots s’ouvrent comme des voiles face au port,
Nos mains apprennent à réparer ce que le temps a pris,
Toi et moi, écrire et reconstruire nos jours,
Et le monde se met à tourner sur un nouveau chapitre.
[Bridge]
Et peut-être que le vent porte leur récit plus loin.
Ils ne parlent pas fort, mais leurs regards se disent tout.
Le Duras devient un pont entre deux amours naissants.
Le temps s’attarde, et la mer écoute.
[Chorus]
Le temps devient page et promesse.
La mer témoigne, les volets se referment sous l’aurore.
Élise et Mathieu marchent vers demain, main dans la main.
Les lettres s’illuminent: notre histoire a commencé.
[Outro]
Sur le port, les volets bleus s’ouvrent encore.
La librairie chante un nouveau chapitre, sans fin.
Le temps, compagnon des bateaux, les guidera.