Le bitume a soif, il boit nos rêves à la paille,
Ici, on compte les cicatrices, on n'compte plus les médailles.
La vie, c’est une daronne qui te sourit mais qui te gifle,
Un labyrinthe de fer où l’espoir n'est qu’un chiffre.
On a grandi dans l'angle mort du miroir de la France,
Là où le silence hurle plus fort que nos cris d'impuissance.
Le ciel est gris béton, même quand le soleil s'allume,
On écrit notre histoire au sang, pas à la plume.
Entre le fer et le feu, on cherche un peu de lumière,
Mais les fleurs du bitume poussent souvent dans la poussière.
T’as le choix : être l'enclume ou bien devenir le marteau,
Porter ton destin sur le dos comme un putain de fardeau.
On n'attend plus que le vent tourne, on apprend à braver l'orage,
Parce que dans la rue, la survie c’est le seul vrai courage.