[Intro]
Dans une pièce qui respire le passé, les murs parlent à demi-mot
Une lumière basse, comme un secret qui ne cesse de faire un bruit
Un fauteuil chuchote des noms, et le temps se replie sur ses coutures
[Verse 1]
Le parfum de poussière et de café froid, trace des routes sur mes gants
Une chaise déplacée, un thé qui se refroidit, j’écoute les silences qui mentent
Tant d’objets qui savent, qui gardent nos excuses sous leur vernis
Et moi, je suis la porte qui hésite avant d’ouvrir les vieux enjeux
[Pre-Chorus]
Je marche entre les souvenirs qui prennent la forme des ombres
Chaque battement de lumière réveille une conversation qu’on n’a jamais finie
[Chorus]
Cette pièce est un cœur qui bat trop fort, trop près de moi
Où chaque retour en arrière a le goût de soi
Je respire les traces de tes pas, absent mais présent
Et la nostalgie s’allume comme une étoile dans le noir du devant
[Verse 2]
Le décor prend des couleurs qui ne sont pas les nôtres aujourd’hui
Un mur porte encore un sourire que l’on a appris à détester gentiment
On parle bas, on se regarde sans tout dire, pour préserver ce qui vibrait
Les gestes simples deviennent des gestes d’amour, en version lente
[Pre-Chorus]
Je tourne une page qui grince, et l’air se fait plus dense
Chaque souvenir dévoile une pièce manquante de nous
[Chorus]
Cette pièce est un cœur qui bat trop fort, trop près de moi
Où chaque retour en arrière a le goût de soi
Je respire les traces de tes pas, absent mais présent
Et la nostalgie s’allume comme une étoile dans le noir du devant
[Bridge]
Les objets parlent encore, mais plus fort que les mots
Un rire étouffé, un souffle qui hésite entre deux vies
Et même quand tu n’es pas là, ta présence me tient par la main
[Chorus]
Cette pièce est un cœur qui bat trop fort, trop près de moi
Où chaque retour en arrière a le goût de soi
Je respire les traces de tes pas, absent mais présent
Et la nostalgie s’allume comme une étoile dans le noir du devant
[Outro]
Quand je sors, le couloir porte encore nos pas comme un dernier secret
La porte se referme lentement, mais le cœur reste, bien éveillé, intacte