[Intro]
La rue respire lentement, l’ombre colle à mes manteaux
On compte les silences, on prend ce qui reste en dessous
[Verse 1]
Soir, les lumières coincent mes mots dans la gorge
Je suis là, décalé, invisible entre deux mirages
Les regards cherchent un sens que mes gestes ne donnent pas
Et l’argent sur la table pèse comme un froid qui ne s’en va pas
8000f sur le comptoir, un chiffre qui mord et qui s’évapore
Les pages du soir tournent sans moi, sans ta voix qui apporte
[Pre-Chorus]
Attente à l’angle de la place, le vent compte les secondes
Mais l’esprit promis ne vient pas, il reste hors de la ronde
[Chorus]
8000f, 8000f, et personne ne répond
Le temps s’étire sur le trottoir, je suis seul avec ma raison
8000f, 8000f, le soir tourne et se replie
Entre le monde et moi, l’écho se déguise en vie
[Verse 2]
Matin gris, les promesses s’enroulent comme du brouillard
Les échanges restent des gestes qui ne dissipe pas le noir
J’écoute les accords des pas qui passent, qui regardent ailleurs
L’échange d’argent colle à l’âme, un poids qui demeure
8000f qui vacillent entre les doigts et les souvenirs
Et la place publique devient une scène où tout se déshabille lentement
[Pre-Chorus]
Lumières qui palpitent, horloges qui glissent sans retour
J’attends encore cet esprit qui ne vient pas, tourmente et détourne
[Chorus]
8000f, 8000f, et personne ne répond
Le temps s’étire sur le trottoir, je suis seul avec ma raison
8000f, 8000f, le soir s’effrite en matin
Entre les échanges et moi, la peur devient une fin
[Bridge]
Les mots se répètent comme des pas dans une rue vide
Le lieu public devient témoin de ce qui échappe à l’évidence
Je crie sans bruit, j’attends sans lumière
Et l’esprit promis reste une rumeur légère
[Chorus]
8000f, 8000f, et personne ne répond
Le temps s’étire sur le trottoir, je suis seul avec ma raison
8000f, 8000f, le matin devient la mémoire
Entre promesses et paiements, tout reste à comprendre
[Outro]
Soir, matin, les chiffres tombent en poussière sur le pavé
Je shoppe le silence, et l’horizon me compte en vain
8000f, 8000f, puis silence qui revient
Dans cette place publique, le malaise ne quitte jamais ma peau