[Intro]
Dans la pause, je souris, Junias, fils d’Abomey, sur le chemin du travail
Le monde tourne en double vitrage, et moi je pense à la savane qui frémit sous mes baskets
[Verse 1]
Je porte ma fierté comme un badge cousu main, couleur soleil de Ganvié
Les gens me demandent où je viens vraiment, je réponds: du pays des rois et des griots, sans serrer les dents
Mon cœur bat avec les tam-tams, même quand le fax crie et que l’open-space s’évente
Racines béninoises dans les poches, rêves de liberté dans les poches aussi
[Chorus]
Oh, Abomey dans le dos, j’avance en décalage heureux
Fatigue du monde, sourire comme un retour sur mes lèvres
Je voudrais m’envoler, sans partir trop loin, juste tourner la clé du matin
Liberté en prime, racines qui tiennent, c’est mon petit feu intérieur
[Verse 2]
Le café a le goût du pays quand il me rappelle mes cousins et les marchés
On échange des rires entre deux réunions, c’est ma danse de bureau, ma façon d’exister
Les collègues voient le monde en chiffres, moi j’y vois des histoires qui se tissent
Je mets ma fierté en sourdine pour être poli, puis je la rallume en douce, en éclats
[Pre-Chorus]
Ancrez-moi dans ce métier, mais laissez-moi flairer le vent
Les racines tirent comme des racines d’arbre qui réclament le soleil
[Chorus]
Oh, Abomey dans le dos, j’avance en décalage heureux
Fatigue du monde, sourire comme un retour sur mes lèvres
Je voudrais m’envoler, sans partir trop loin, juste tourner la clé du matin
Liberté en prime, racines qui tiennent, c’est mon petit feu intérieur
[Bridge]
Si le rendez-vous est long, je chante en silence mes tambours oubliés
La ville peut bien signer des contrats, moi j’écris mes contes sur les post-its
Retourner chez moi n’est pas chercher l’évasion, c’est rallumer ma chaise sous le palmier
[Chorus]
Oh, Abomey dans le dos, j’avance en décalage heureux
Fatigue du monde, sourire comme un retour sur mes lèvres
Je voudrais m’envoler, sans partir trop loin, juste tourner la clé du matin
Liberté en prime, racines qui tiennent, c’est mon petit feu intérieur
[Outro]
Alors je reste là, avec mes rêves et mes racines, prêt à rire de tout ce qui pèse
Junias, enfant d’Abomey, qui porte le monde dans sa poche et le soleil sur la tête