[Intro]
La rue m’appelle, je réponds à la route
Passeport des souvenirs, signatures sur le trottoir
[Verse 1]
Réveil 5h, Katuba s’allume déjà
Mama ya pondu vend, odeur traverse le Canada
Les cambistes crient “change change”, billets qui passent
FC contre dollars, chaque matin c’est le même match
Poussière rouge, moto qui klaxonne, gosse pieds nus
Rêve dans la poche, 100 FC mais tête dans les nues
De Matshipisha à Golf, même soleil qui tape
La rue enseigne dur, mais la rue ne te lâche pas
[Pre-Chorus]
On avance avec le bruit des vélos-taxis
On porte nos vies comme une promesse fragile
[Chorus]
C’est la rue, c’est la vie, c’est là qu’on apprend
Sous le poids du franc, on reste debout pourtant
La rue parle vrai, pas de filtre, pas d’écran
Taux ezo mata, mais la rue garde son sang
[Verse 2]
Taxi 500 FC, débat politique dedans
Chauffeur prophète, receveur président
Mama vendeuse compte sur ses mains, sur ses rêves
Les chiffres dansent, les promesses se dégonflent
Gants de poussière, mains en éclair, l’espoir qui traîne
La rue ne ment pas: elle forge et elle damage
[Bridge]
On chante pour les coins sombres et les lumières de fortune
On écrit nos pas sur les murs, la vie sans coutures
[Chorus]
C’est la rue, c’est la vie, c’est là qu’on apprend
Sous le poids du franc, on reste debout pourtant
La rue parle vrai, pas de filtre, pas d’écran
Taux ezo mata, mais la rue garde son sang
[Outro]
Et quand la nuit tombe, la rue respire encore
On tient bon, on s’élève, on avance sans remords