[Intro]
Au fond d’une boutique éclairée néon, je compte les rangées de savon, pas de flamme ni d’étoile
Juste des chiffres et des mains qui savent, qui calculent le coût de chaque virage
[Verse 1]
Dans le quartier, le gout de savon et d’huile, odeur de marché et d’archives
Un chic grossiste frotte ses rêves sur l’établi, traquant l’objectif deux-mille
Des boîtes craquent sous le poids des acheteurs, des stylos qui ne cessent de cligner
Il écoute les besoins, sans vendre de miracles, juste ce qu’il peut livrer demain
[Pre-Chorus]
On parle des détails: étiquettes, quantités, livraisons qui défilent
Les clients hochent la tête, les chiffres murmurent: « encore un pas à franchir »
[Chorus]
Quarante-sept cases à aligner, puis soixante-deux à écrire
Chaque savon a son nom sur le carnet, mais c’est l’objectif qui inspire
2000, pas d’fanfares, juste le calcul et le souffle qui persiste
Dans la rue, les mains sales de poussière et de graisse, mais l’espoir insiste
[Verse 2]
Il croise des visages: un chauffeur qui repart à vide, une acheteuse qui compte son budget
Des étiquettes qui collent, des retours qui tombent comme des pluies d’automne
Les téléphones sonnent, les promesses coincent sur le quai des livraisons
Et les détails : palettes alignées, rubans qui scellent les mois qui passent
[Pre-Chorus]
Les gestes répétés: vérifier le stock, recalculer les marges, sourires forcés
La rue s’allume, les vitrines reflètent un travail sans tapis rouge, sans fioritures
[Chorus]
Quarante-sept cases à aligner, puis soixante-deux à écrire
Chaque savon a son nom sur le carnet, mais c’est l’objectif qui inspire
2000, pas d’fanfares, juste le calcul et le souffle qui persiste
Dans la rue, les mains sales de poussière et de graisse, mais l’espoir insiste
[Bridge]
Parfois la peur frappe: les commandes qui flanchent, les stocks qui s’éteignent
Il se rattrape avec une routine stricte: vérifier, ordonner, rappeler, recommencer
Le métier respire par les détails, par les rencontres sans nom et les délais tenus
Il rêve d’un jour où l’atelier respire en paix, où chaque colis devient horizon
[Chorus]
Quarante-sept cases à aligner, puis soixante-deux à écrire
Chaque savon a son nom sur le carnet, mais c’est l’objectif qui inspire
2000, pas d’fanfare, juste le calcul et le souffle qui persiste
Dans la rue, les mains sales de poussière et de graisse, mais l’espoir insiste
[Outro]
La porte s’ouvre sur la lumière du matin, et le comptoir retrouve son calme
Il range les notes, compte encore: demain on recommence, avec la même clarté
Le métier n’est pas glamour, mais il détisse le quotidien et laisse des rêves en filigrane