Hugmilia, mon épouse, mon ancrage,
Le silence dans la maison est devenu un orage.
Tu es partie, emportant avec toi la lumière,
Laissant derrière toi l'ombre et ma propre misère.
Je t'ai entendue crier ta douleur et tes doutes,
Et je réalise aujourd'hui que je me suis trompé de route.
On m'accuse, et peut-être ai-je prêté le flanc,
En restant près d'Alice, en restant hésitant.
Ce qui pour moi n'était qu'un soutien académique,
Est devenu pour ton cœur une blessure authentique.
J'ai privilégié le devoir envers autrui,
En oubliant que c'est toi qui donnes un sens à ma vie.
Je jette au feu ces projets d'ombre et de colère,
Cette idée d'une autre femme n'était qu'une chimère,
Un bouclier de papier face à mon sentiment d'abandon,
Mais aujourd'hui, c'est à genoux que je te demande pardon.
Rien ne remplace ton nom, rien ne remplace ta place,
Je ne veux plus voir cette tristesse sur ton visage.
Souviens-toi de ce mot, ce sceau sur nos deux âmes,
Ce murmure qui devait éteindre toutes les flammes.
Ce code qui nous lie, plus fort que le sort et le temps :
"Personne".
Personne ne devait s'immiscer, personne ne devait briser,
Ce que nos cœurs avaient juré d'éternellement protéger.
Reviens, Hugmilia, pour que l'on reconstruise,
Pour que la confiance remplace enfin la méprise.
Jusqu'à la mort, c'était le pacte, c'était la raison,
Personne n'aura le dernier mot sur notre maison.