Je t’aime en grand secret, comme on cache une flamme,
Dans l’ombre de mes nuits où vacille mon âme.
Ton nom danse en mon cœur sans traverser mes lèvres,
Et mes désirs muets s’enchaînent à mes fièvres.
Je t’aime sans un mot, mais chaque battement
Crie ton doux souvenir dans mon sang frémissant.
Je marche près de toi comme un astre invisible,
Lié par le souhait d’un rêve inaccessible.
Je t’aime en retrait doux, dans un souffle discret,
Là où le cœur se voile et le regard se tait.
Ton rire est une aurore éclairant ma pénombre,
Mais je laisse mon âme s’épanouir dans l’ombre.
Je t’aime en retenue, avec mille oraisons,
Et mon silence écrit ses propres déraisons.
Je t’écoute en secret, comme on prie l’espérance,
Et ton absence même éveille ma présence.
Je t’aime en dérobé, sans troubler ton chemin,
Sans poser mes désirs sur le creux de ta main.
Je garde chaque élan comme un trésor de verre,
Fragile confidence que je n’ose te taire.