On donne le cœur, on récolte l'hiver et le silence,
La main tendue finit souvent par manger la méfiance.
J’ai bâti des ponts pour ceux qui voulaient me voir couler,
Aujourd'hui ils traversent sans même un regard pour me remercier.
C’est drôle comme l’amnésie frappe quand le vent tourne,
Ils oublient qui tenait la barre quand l’orage les contourne.
On nourrit des loups qui finissent par montrer les crocs,
L'ingratitude, c’est le poison qui transforme les frères en escrocs.
Mais t’inquiète, j’ai appris que le bien ne se facture pas,
Je trace ma route, la conscience légère, sans presser le pas.
Laisse-les oublier, la mémoire du ciel est plus fidèle,
Je préfère briller seul que de porter des ombres sous mon aile.