Introduction – parole claire, sur fond de n’goni ou de balafon doux)
« Ici c’est le Tchad… terre d’accueil silencieuse.
Là où les pas fatigués trouvent encore un chemin…
Écoutez ce souffle… c’est l’histoire de frères sans frontières. »
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(Refrain – scandé, lent, voix grave)
Réfugiés du monde, posés sur nos rives,
Le sable du Tchad sait vos arrivées tardives.
Vos yeux portent des fleuves, vos mains des cités mortes,
Ici on ouvre la case, même si la porte est tordue.
(Souffle – répéter deux fois)
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(Couplet 1 – sur une basse coupé-décalé ralentie)
Darfour, Centrafrique, Boko Haram lointain,
Vous avez traversé l’aube avec un seul gorgouflain¹.
Les pirogues de fortune sur le Chari endormi,
Maman perd son foulard, papa perd son pays.
Mais à Mao, à Farchana, à Goz Beïda debout,
Le mil chauffe dans la marmite – on partage le peu qu’on a pour vous.
L’enfant joue aux cailloux, ne sait pas qu’il est d’ailleurs,
Le Tchad a posé sous ses pieds un tapis de chaleur.
(Refrain)
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(Couplet 2 – plus intime, presque murmuré)
Ton nom c’est Aisha, c’est Ali, c’est Zaligar,
Tu possèdes seulement la force du récit d’hier.
Tu as fui la kalach qui parlait trop fort,
Aujourd’hui tu tisses une natte, tu reconstruis un trésor.
Les pluies d’Abéché lavent tes songes en lambeaux,
Mais tu as gardé le rythme – un tam-tam dans la peau.
Non, tu n’es pas un chiffre dans les rapports du HCR,
Tu es l’argile vivante d’un monde qui veut renaître.
(Refrain)
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(Pont – calme, voix claire, presque a cappella)
Ô Tchad, arbre sans orgueil aux racines de pierre,
Qui donne son ombre sans demander le passeport.
Ô réfugié, fleuve qui désapprend la frontière,
Apprends-nous que la vie se danse même dehors.
(Une seule batterie coupé-décalé qui entre très doucement)
Oui, même dehors…
On plante le haricot, on chante la même prière.
Le soleil de N’Djaména ne fait pas de différence,
Il brûle aussi doux sur les exils en souffrance.
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(Outro – retour au spoken word, tempo presque arrêté)
Alors