Je me souviens des jours d’avant,
Quand la ville était moins pressée,
On avait peu, mais on avait le temps,
Et ça suffisait pour rêver.
Les cafés fumaient sur les coins de rue,
Les chansons sortaient des fenêtres,
Et nous, on ne savait pas encore
Ce que voulait dire peut-être.
On parlait fort pour pas grand-chose,
On refaisait le monde en riant,
Et chaque instant semblait grandiose,
Même sans argent.
Les saisons passaient sans nous attendre,
On les suivait sans réfléchir,
On croyait que tout pouvait s’apprendre
Sans rien perdre, sans rien finir.
C’était les jours d’avant,
Quand tout semblait vivant,
Quand on croyait au vent
Comme à un serment.
C’était les jours d’avant,
On vivait simplement,
Et même les absents
Étaient présents
Aujourd’hui je marche différemment,
Les rues ont changé de visage,
Mais dans ma tête il reste souvent
Des éclats de ces pages.
Des voix, des rires, des silences aussi,
Des promesses jamais tenues,
Et des morceaux de cette vie
Qu’on a perdue.
C’était les jours d’avant,
Quand tout semblait vivant,
Quand il çc je ferme les yeux,
Je les revois comme hier encore,
Ces jours simples, ces jours heureux…
Qui vivent encore