J’ouvre les livres d’histoire, je check les archives, y’a rien qui s’affiche
Pas de selfie, pas de date, pas de preuve qui m’affiche
Les empereurs écrivaient tout, même les taxes et les guerres
Mais sur ce gars de Nazareth, y’a que du silence et du mystère
On m’parle de miracles, d’eau en vin, de pain qui se multiplie
Moi je vois que des textes écrits 50 ans après la nuit
Des gars qui racontent une histoire qu’ils ont pas vu de leurs yeux
Et on veut que j’gobe ça comme si c’était du feu
Flavius, Tacite, Pline, ils notaient chaque détail
Mais aucun n’a laissé une ligne sur ce prétendu détail
Des prophéties recyclées, des mythes qu’on a copié collé
Osiris, Mithra, Krishna, le même schéma déjà joué
On m’dit "crois sans voir", moi je dis "montre sans mentir"
Si t’existes vraiment frère, pourquoi faut toujours débattre pour te définir ?
Des églises en or, des quêtes, pendant que le peuple galère
Si le message c’est l’amour, pourquoi l’histoire fait autant de guerres ?
*Pont*
J’ai pas besoin de nom pour être droit
J’ai pas besoin de croix pour avoir la foi en moi
Le ciel il répond pas, donc je réponds pour moi
Donc j’marche dans Abidjan, tête haute, pieds sur terre
Je compte sur mon travail, pas sur une prière qui espère
Si demain tu me sors un parchemin avec signature et tampon
Là on discute, sinon je range ça dans le rayon fiction
Pas de haine, juste des faits, j’analyse et je trie
Un fichier vide dans le cloud, c’est ce qu’on m’a vendu toute ma vie
Alors j’écris mes propres règles, j’suis l’auteur de mon destin
Pas d’intermédiaire entre mes galères et mes mains