Il y a bien des générations, au bord des eaux calmes du lac Ayémé, s’étendait une terre encore sauvage, couverte de grands arbres et bercée par le chant des oiseaux. C’est là qu’arriva un homme respecté et visionnaire : Dossou Owolo.
On raconte qu’il n’est pas venu par hasard. Guidé par les esprits de ses ancêtres et attiré par la richesse du lac, il comprit que cet endroit était propice à la vie. Le lac Ayémé offrait du poisson en abondance, l’eau nourrissait les cultures, et la terre fertile promettait de bonnes récoltes. Il décida alors de s’y installer et de fonder un village : Hinzounmey.
Avec courage et détermination, Dossou Owolo construisit les premières habitations. Très vite, il ne fut plus seul. Ses enfants grandirent à ses côtés, notamment ses fils Agbozo et Djabessi, qui allaient jouer un rôle essentiel dans le développement du village.
Agbozo, l’aîné, était reconnu pour sa force et son sens de l’organisation. Il aidait à structurer le village, répartissait les terres et veillait à l’entente entre les familles. Grâce à lui, Hinzounmey devint un village bien organisé, où chacun connaissait sa place et vivait en harmonie avec les autres.
Djabessi, quant à lui, était connu pour sa sagesse et sa proximité avec les traditions. Il passait du temps avec les anciens, apprenait les rites, les histoires et les secrets du lac. On disait qu’il savait écouter le vent et comprendre les messages de la nature. Il devint le gardien des coutumes et des cérémonies, assurant que les traditions de la famille DOSSOU OWOLO ne disparaissent jamais.
Le lac Ayémé devint le cœur du village. Chaque matin, les pêcheurs y allaient avec leurs pirogues, et chaque soir, ils revenaient avec leurs prises, partagées entre toutes les familles. Le lac n’était pas seulement une source de nourriture, mais aussi un lieu sacré, respecté et protégé.
Au fil des années, Hinzounmey grandit. D’autres familles vinrent s’y installer, attirées par la paix et la solidarité qui régnaient sous l’autorité