Le vent me ramène à Womè, tu sais
Là où on riait sans compter les heures
Déborah, t’entends-tu encore ma voix
Quand on parlait de tout, jusqu’à l’aube ,
Le temps passe vite, mais ça, ça reste
Gravé dans ma tête, gravé dans ma peau
C’était nos années, nos rues, nos silences
À Womè, c’était l’évidence
Même si on est loin maintenant
J’entends encore ton rire dans le vent
Déborah, tu me manques comme me manque Womè
C’était simple, c’était vrai, c’était franc
Je repasse devant tout seul
Rien n’a changé, mais tout a changé
Les bancs sont les mêmes, pas nos cœurs
Et j’apprends à vivre avec cette douleur douce
Si un jour tu repasses par là
Dis-moi si tu penses encore à ça
À nous, à ce temps qui s’est arrêté
Le temps qu’on a osé appeler éternité