La lumière décline sur le parquet, dessinant les ombres de c'qui n'est plus. J'regarde la tasse de café, froide, posée là où tu posais tes mains. Y'a une poussière qui danse dans l'rayon de soleil, une p'tite chose insignifiante qui semble porter tout l'poids d'ton absence. J'ai gardé ton vieux pull, celui qui sent encore l'tabac froid et la pluie d'automne. Parfois, j'le serre contre moi, juste pour vérifier si l'temps a vraiment effacé ton odeur, ou si c'est juste mon esprit qui refuse d'lâcher prise.
Les jours s'enchaînent sans relief, comme une mélodie jouée sur une seule corde. J'marche dans la rue, j'croise des visages qui m'ressemblent, perdus dans leurs propres solitudes. J'ai arrêté d'chercher ton ombre au coin des vitrines. C'est étrange, c'silence dans l'appart, il fait pas d'bruit, mais il hurle ton nom à chaque seconde. J'me souviens d'ton rire, c'p'tit éclat qui brisait la glace, et maintenant, c'est comme si j'essayais d'retenir d'l'eau entre mes doigts. Plus j'serre, plus ça s'échappe.
Ahhhhh,ok
Regarde-moi, j'suis devenu l'ombre de c'qu'on a bâti,
Un architecte du vide, j'ai tout laissé en suspens, j'ai tout enfoui.
C'est pas d'la tristesse, c'est un gouffre, une faille,
J'tape contre les murs d'ma mémoire, mais c'est moi qui bataille.
Tu voulais l'monde, j't'ai donné des miettes,
Maintenant j'compte les heures, j'perds la tête, j'perds la fête.
Les regrets sont des ancres, ils m'tirent vers l'fond,
J'cherche une sortie, mais j'tourne en rond dans l'salon.
C'est mélancolique, c'est toxique, c'est l'prix d'l'oubli,
J'ai gravé ton absence sur chaque centimètre d'ma vie.
Alors, j'laisse la nuit tomber. J'attends plus rien, j'espère plus l'retour du printemps dans cette pièce. J'me contente d'la douceur d'la mélancolie, cette amie fidèle qui m'quitte jamais. Si tu m'entends quelque part, sache que c'est pas un add.