[Intro]
Écoute, avant les mots, l’eau raconte son chemin.
[Verse 1]
La source parle dans la poussière des montagnes, du Katanga jusqu’au ciel qui s’acharne.
Lualaba naît, petit filet d’argent, ignorant son nom qui viendra, Congo.
Elle coule, elle apprend, elle devient route et frontière, berceau et tombeau.
On dirait que tout commence quand elle descend.
[Chorus]
Congo, fleuve qui chante en éclats de pierre,
Tu ouvres tes portes au monde qui se heurte et se libère,
Sept marches d’écume, sept tonnerres qui grondent dans l’air,
Tu deviens dieu, et puis chemin, et mémoire, et lumière.
[Verse 2]
À Bukama, marais hésitant, à Kongolo, elle s’énerve et rugit,
Aux Portes d’Enfer, elle s’étoffe, puis respire à Kindu, doucement puis bravement.
À Kisangani, nom qui change comme une peau – Lualaba n’est plus.
Finie la rumeur, voici le Congo dans son grand chemin,.
Et Boyoma offre sept marches à son couronnement, l’éclat des eaux qui tombent du ciel.
[Chorus]
Congo, fleuve qui chante en éclats de pierre,
Tu ouvres tes portes au monde qui se heurte et se libère,
Sept marches d’écume, sept tonnerres qui grondent dans l’air,
Tu deviens dieu, et puis chemin, et mémoire, et lumière.
[Bridge]
Les Wagenia plantent leurs pieux dans le chaos des rapides,
Ils pêchent dans le flot, ils écoutent la voix ancienne de la terre.
Chaque éclat d’écume porte un nom, chaque chute raconte une histoire.
[Chorus]
Congo, fleuve qui chante en éclats de pierre,
Tu ouvres tes portes au monde qui se heurte et se libère,
Sept marches d’écume, sept tonnerres qui grondent dans l’air,
Tu deviens dieu, et puis chemin, et mémoire, et lumière.
[Verse 3]
Et moi je marche sur tes rives, témoin d’un silence qui crie, tout près,
De Kisangani à Kinshasa, le même chant qui passe et repasse, éternel.
Le Congo porte l’ombre et la lumière, il porte un nom qui grandit avec le fleuve.
Je suis la voix qui retient ce temps qui file, je suis le souffle de l’eau qui dit: reste.
[Outro]
Écoute: l’eau, la terre et le peuple, réunis dans un seul courant.
Le fleuve parle encore, et nous suivons, pas après pas, jusqu’au prochain appel.