J'écris pour pas crier, les mots sont mes seules cartouches,
La vérité dérange, je la sens brûler sous ma bouche.
Dans le bitume on s'enracine, on cherche tous la lumière,
Entre les rêves en or et la réalité de poussière.
Le temps passe en silence, il nous vole nos années,
On court après la gloire, on finit tous fanés.
J’vois des regards éteints sous des néons trop froids,
Chacun porte sa peine comme on porte sa croix.
On veut changer le monde sans jamais se changer,
Prisonniers de nos peurs, de nos cœurs étrangers.
La rue m’a tout appris, même ce qu’elle n’a pas dit,
Que l'espoir est fragile dans ce triste paradis.
Faut garder la tête haute quand les doutes nous assaillent,
Le succès n'est qu'une étape, la vie est une bataille.
Alors j'aiguise ma plume, j'efface les faux-semblants,
Le futur nous attend, il ne sera plus blanc.