On marche souvent l'esprit embrumé, les yeux fixés sur demain,
En oubliant que l'or pur s'est glissé au creux de nos mains.
La reconnaissance, c'est ce souffle qui vient apaiser le vacarme,
Le bouclier qui transforme en sourire l'amertume des larmes.
C'est savoir dire "merci" au soleil, au hasard, à l'effort,
Et trouver la richesse dans le cœur plutôt que dans le coffre-fort.
Car l'homme n'est jamais plus grand, jamais plus fier ni plus sage,
Que lorsqu'il honore la main qui l'a aidé à tourner la page.