[Intro]
Dans le panier, un silence appuyé, les fruits se regardent sans un mot.
Le temps se lime sur la peau, et l’éclat jaune devient un cri.
[Verse 1]
Banane mûre, ocre et tache noir, respire en panique,
Elle croit entendre le tic-tac d’un verdict: expiration.
Elle accuse la banane verte, fraîche et téméraire,
« Toi, tu voulais ma lumière, mon coin le plus doux du panier. »
[Pre-Chorus]
Le doute tord sa chair, le doute serre sa peau,
Chaque fruit devient suspect, chaque morceau un doute.
[Chorus]
Corps jaunes, cœurs tendus, dansent sous la lueur du doute,
Qui partira en premier lorsque la date tombera?
Une peur vorace, un rire amer, l’absurde s’enroule en spirale,
Et la morale sourit: la vie, c’est partager jusqu’à la fin.
[Verse 2]
La banane verte, lime et vive, répond, furieuse mais calme:
« Je n’ai pas choisi ta place, j’ai choisi ma peau.
Le panier est un théâtre où chacun peut être pris au vol,
Mais la chute n’est qu’un bout de papier et d’apesanteur. »
[Pre-Chorus]
Les chiffres s’égrènent comme des papilles en fête,
Et la peur devient réflexion, puis éclat de vérité.
[Chorus]
Corps jaunes, cœurs tendus, dansent sous la lueur du doute,
Qui partira en premier lorsque la date tombera?
Une peur vorace, un rire amer, l’absurde s’enroule en spirale,
Et la morale sourit: la vie, c’est partager jusqu’à la fin.
[Bridge]
Et si le drame était seulement un miroir tourné trop vite,
Révélant nos peurs jusqu’au noyau du fruit.
[Chorus]
Corps jaunes, cœurs tendus, dansent sous la lueur du doute,
Qui partira en premier lorsque la date tombera?
Une peur vorace, un rire amer, l’absurde s’enroule en spirale,
Et la morale dit, doucement: partageons jusqu’à la fin.
[Outro]
Le panier se tait, la vérité se pose comme une peau mûre:
personne ne s’en va seul, chacun devient un autre fruit.