COn gratte le bitume avec des rêves en porcelaine,
Entre les coups du sort et le sang qui bout dans les veines.
La vie c'est un sablier dont on a perdu le bouchon,
Un mélange de doutes, de médailles et de goudron.
On court après le temps, ce braqueur qui n'fait pas de trêve,
À chercher la lumière quand le quotidien nous achève.
C'est pas le nombre de chutes qui définit ton parcours,
C'est la force du souffle quand tu tentes le dernier tour.
On est des ombres qui s'agitent sous un ciel de néon,
À essayer de graver nos noms sur du béton.
La vie c'est un combat, y'a pas de round d'observation,
Faut transformer la haine en une pure détermination. La réussite, c’est pas l’arrivée, c’est la sueur sur le trajet,
C'est transformer le "jamais" en un putain de projet.
C'est bouffer de la poussière quand les autres dorment encore,
Forcer les serrures quand le destin ferme la porte à mort.
Y’a pas d’ascenseur, on grimpe marche après marche,
Le dos chargé de doutes, mais le regard qui chevauche.
C'est le silence des efforts contre le bruit des jaloux,
Rester debout dans l'arène quand tout le monde est à genoux.
C'est pas briller sous les projecteurs ou compter les billets,
C’est pouvoir se regarder sans jamais avoir à ciller.
La vraie victoire, c’est d’avoir dompté ses propres démons,
Et d'avoir planté son drapeau tout en haut des monts c’est toujours le roi fric