Huit ans.
Huit longues années après ce papier qu’on appelle Master,
ce trophée encadré qui promettait des portes…
mais j’ai trouvé des murs.
On m’avait dit : “Travaille, tu seras quelqu’un.”
J’ai travaillé.
On m’avait dit : “Étudie, tu vas t’en sortir.”
J’ai étudié.
Aujourd’hui, je compte les jours, pas les succès,
je compte les refus, pas les opportunités.
Est-ce que c’est ça, ma vie ?
Une seule vie… et déjà fatiguée ?
Une seule chance… et déjà coincée ?
Je vois mes rêves devenir discrets,
mes ambitions parler à voix basse,
comme si espérer devenait un luxe.
Mais attends…
Si je respire encore, c’est que ce n’est pas fini.
Si je doute, c’est que je pense encore.
Si je souffre, c’est que je veux encore mieux.
Alors non.
Ce n’est pas ma vie entière.
C’est juste un chapitre difficile,
un passage serré,
un test que la vie m’impose sans prévenir.
Huit ans de galère, oui…
mais aussi huit ans de résistance.
Huit ans à ne pas abandonner complètement,
et ça… c’est déjà une victoire silencieuse.
Je ne suis pas en retard.
Je suis en construction.
Je ne suis pas perdu.
Je suis en chemin.
Et un jour,
je raconterai cette période
non pas comme une chute,
mais comme la fondation solide
de tout ce que je serai devenu.