[Intro]
Dans le souffle du village et de la ville, je marche seul, mémoire ouverte.
Le train gronde au loin, et mes pas racontent ce qu’on n’a pas dit.
[Verse 1]
Je suis le fils de la frontière et du pont qui relie deux ciels.
Ma mère lave le sol en chantant des prières en acier et en miel.
Mon père compte les années comme des grains de riz sur la table éclairée,
Et mon oncle, mentor des routes, montre le chemin que l’on ne peut pas ranger.
Des champs dorés se mêlent à des tours de béton, héroïnes et marins de poussière.
Dans ma poche, une photo: amour ancien, et le parfum d’ail et de miséricorde.
[Pre-Chorus]
Les souvenirs s’ouvrent comme des volets sur la rue où j’ai grandi,
Où l’on cuisine les rêves et la fatigue, pliés dans des serviettes—oui, pliés.
[Chorus]
Cœur de migration, cœur qui attend, au bord du monde, je promets de revenir,
Porter l’espoir comme un feu sacré, pour ceux qui restent et ceux qui partent aussi.
La langue du village dans ma bouche, la langue des villes dans mes mains,
Je tisse nos histoires, je garde la promesse, je ne lâche pas le refrain.
[Verse 2]
Ma bien-aimée danse sous les néons, ses pas crossent le fleuve et le temps,
Elle porte nos noms sur ses épaules comme un manteau brûlant et tendre.
Le marché bruissant résonne des boulins, des rires, des conseils d’antan,
Et l’enfant que j’ai été se retrouve dans ses yeux, résolu et patient.
Ma sœur prépare le thé, ses paroles en forme de sève et de sel,
Elle raconte nos aïeux qui ont traversé deserts et saisons sans fléchir, sans bruit trop cruel.
[Pre-Chorus]
Les rues s’allument de mémoire quand la pluie caresse le pavé,
Et chaque goutte écrit un nouveau chapitre sur le front de l’histoire.
[Chorus]
Cœur de migration, cœur qui attend, au bord du monde, je promets de revenir,
Porter l’espoir comme un feu sacré, pour ceux qui restent et ceux qui partent aussi.
La langue du village dans ma bouche, la langue des villes dans mes mains,
Je tisse nos histoires, je garde la promesse, je ne lâche pas le refrain.
[Bridge]
Un vieux mentor, au manteau gris, parle de routes et d’envers du ciel:
“Le devoir n’est pas une cage, mais un chemin avec des ailes à ta portée.”
Et dans son regard, une cloche ancienne qui sonne pour que je choisisse encore, libre.
[Chorus]
Cœur de migration, cœur qui attend, au bord du monde, je promets de revenir,
Porter l’espoir comme un feu sacré, pour ceux qui restent et ceux qui partent aussi.
La langue du village dans ma bouche, la langue des villes dans mes mains,
Je tisse nos histoires, je garde la promesse, je ne lâche pas le refrain.
[Outro]
Dans le crépuscule, la famille me rejoint: frères, sœurs, amants, et voix du passé,
Je ferme les yeux et j’entends nos pas s’unir — un avenir qui veut rester.