Le ciel est un linceul où s’étranglent nos cris,
On marche sur du verre en se disant qu’on vit.
Chaque aube est une forge où s’écaille le cœur,
Sous l’enclume du temps qui martèle la peur.
On porte nos absences comme des fers aux chevilles,
Tandis que l’espérance, en silence, vacille ;
La vie est ce naufrage aux abysses profonds,
Où l'on apprend à boire le poison des saisons.