J'viens pas de la street, j'viens de la cave, là où l'écho ment jamais
Où la seule lumière c'est celle qu'tu projettes sur tes propres projets
Le plan B ? C'est un mythe pour ceux qui calculent la chute avant le saut
Moi j'pèse ma valeur au poids du silence après qu'mes phases aient fait sursaut
J'ai vu des mains tendues qui voulaient juste m'apprendre à saluer
J'ai préféré les poings fermés pour sculpter ma propre nuée
T'entends ? C'est l'bruit d'fond d'un moteur qui tourne au mépris pur
Pendant qu'tu scrolles ta vie pourrie, moi j'bétonne mes futurs murs
J'suis l'architecte et la pioche, le plan et l'coup d'vilebrequin
Déterminé comme une racine qui fend l'trottoir pour respirer demain
J'ai fait de mon dos un blindage, de mes nuits blanches une armurerie
Chaque "tu n'y arriveras pas" a été l'essence de ma batterie.
J'suis LA FLAMME QUI REFUSE QUE LA MÈCHE SOIT COUPÉE
J'suis LE POIDS MORT QUE PERSONNE N'A JAMAIS PU SOULEVER
Regarde-moi dans les yeux, c'est pas d'l'orgueil, c'est du minerai
Déterminé à vivre, déterminé à crever l'écran, c'est inné, c'est gravé, c'est MES RÊVES QU'ON VA PAS VOLER.
On m'a dit "Calme-toi, t'es trop brut, ta rime est un parpaing"
J'ai répondu : "Normal, je construis l'immeuble où vos avis s'éteignent"
J'ai l'faciès d'un problème pour ceux dont la vie est une sieste
J'transforme la sueur en diamant, la pression en étreinte céleste
Y'a pas d'passe-droit, pas d'piston, juste ce frottement du crâne contre le plafond de verre
Et l'plaisir sadique de voir mes fêlures devenir des failles de lumière
J'écris à l'égoïne et au marteau, chaque mesure est un éclat
J'ai trop mordu la poussière pour avoir peur de salir mes draps
Alors ouais, j'avance seul, avec l'écho de ma voix pour seul cortège
J'ai piétiné l'découragement comme un mégot sous la neige
J'suis pas là pour briller, j'suis là pour cramer la rétine des sceptiques
La détermination c'est pas un sprint, c'est l'infini d'une course olympique.