[Intro]
Les étés de ma rue brillent encore dans mes yeux d’enfant.
[Verse 1]
Dans les buissons, je bâtis des forts de bois et d’ombres,
Un royaume secret où les fourmis deviennent des alliées.
Des amis dansent sur les arcs-en-ciel des allées poussiéreuses,
Et le bitume chante des aventures que seul l’imagination peut toucher.
[Verse 2]
On suit des cartes dessinées sur des murs decapés par le soleil,
Des dragons de parapluies et des rires qui flotent comme des guirlandes.
Les frontières entre rêve et réalité se froissent et se défont,
Mais on croit encore que la ville nous porte vers des miracles.
[Chorus]
Oh, été après été, la mémoire me tient par la main,
Je reviens aux forts cachés, aux coins où l’air avait du sel.
Et chaque rue respire une promesse de demain,
Même quand la sonnerie des parents ramène le monde à l’échelle.
[Verse 3]
On construisait des tunnels avec des cartons et du vent,
On inventait des tempêtes pour tester notre bravoure.
Le parfum des hibiscus, la poussière des routes brillantes,
Tout ça gravé dans mon cœur d’enfant qui ne veut pas grandir.
[Chorus]
Oh, été après été, la mémoire me tient par la main,
Je reviens aux forts cachés, aux coins où l’air avait du sel.
Et chaque rue respire une promesse de demain,
Même quand la sonnerie des parents ramène le monde à l’échelle.
[Bridge]
Entre rêve et réalité, je suis le petit architecte du jour,
Je range mes maisons de brouillard et je serre mes amis contre l’heure.
La ville devient une carte qui ne finit jamais, même au crépuscule.
[Chorus]
Oh, été après été, la mémoire me tient par la main,
Je reviens aux forts cachés, aux coins où l’air avait du sel.
Et même lorsque les murs s’éteignent, je sais encore y croire,
La sonnette rappelle, mais l’aventure ne se tait pas tout à fait.
[Outro]
Les étés de ma ville restent suspendus dans le souffle du vent,
Et l’enfant que j’étais revient, par-derrière chaque coin, à l’endroit où tout a commencé.