J'ai passé des nuits à compter les battements de ton cœur pour être sûr que t’étais bien là, réelle, pas juste une hallucination de ma solitude. J’suis devenu dépendant de la façon dont tu respires quand tu penses que personne te regarde. C’est effrayant, tu sais ? Cette façon que t’as de me lire à travers, comme si j’étais un livre ouvert dont tu connais déjà la fin. J’ai plus de défense, j’ai plus de masque. J’suis juste là, à poil devant tes yeux, avec mes failles, mes manques, tout c’que j’ai jamais osé dire à personne. J’ai peur de t’aimer trop, peur que mon amour devienne une cage, alors j’te laisse libre, même si ça m’déchire de te voir t’éloigner, même d’un centimètre.accadé, urgent, comme une confession sous pression)
Ok
J’suis en apnée, j’ai l’cœur qui cogne contre les parois d’ma cage thoracique, c’est tragique, j’suis accro à c’que t’es, à c’que tu m’fais subir sans même t’en rendre compte. J’ai troqué ma fierté pour une place dans tes pensées, j’suis un funambule sur un fil, j’ai peur d’la chute mais j’regarde pas en bas, j’regarde tes yeux, c’est mon seul refuge, mon seul enjeu. J’suis plus qu’une ombre, j’suis une trace, une empreinte, un écho, j’suis c’que tu veux qu’j’sois, tant qu’tu restes là, tant qu’tu m’lâches pas, j’suis prêt à tout, même à c’qu’on s’détruise, tant qu’on s’détruit ensemble, c’est ça l’idée, c’est ça mon enfer, c’est ça mon paradis.
J’ai plus rien à donner à part ça. Mes silences, mes doutes, et ce besoin viscéral de toi qui me bouffe de l’intérieur. Si tu pars, tu emportes tout. Pas juste mon cœur, mais tout c’que j’ai mis des années à construire. J’suis à toi, dans chaque cellule, dans chaque pensée, jusqu’à c’que j’oublie mon propre nom.