(Intro)
Ouais…
La rue m’a vu grandir, la rue m’a tout appris…
(Couplet 1)
J’ai grandi là où les rêves se brisent en silence,
Où les sourires cachent souvent la méfiance,
Bitume froid, regards lourds de sens,
Chaque pas calculé, faut esquiver la violence.
Les murs parlent, racontent nos histoires,
Graffitis pleins d’espoir mêlés au désespoir,
On court après la paix mais on croise que le noir,
Ici même le soleil hésite à nous voir.
Les anciens disent “fais gaffe à tes choix”,
Car un faux pas peut t’éloigner de toi,
Entre tentations, billets faciles et lois,
La rue te teste, elle décide qui tu es, crois-moi.
(Refrain)
La rue, elle te construit ou elle te détruit,
Elle te donne la force ou t’emmène dans la nuit,
Entre survie et rêve, faut garder l’esprit,
Dans la rue… personne ne vit à moitié.
La rue, elle te parle mais faut savoir l’écouter,
Elle te perd si t’oublies pourquoi t’as commencé,
J’avance seul mais jamais vraiment isolé,
Car la rue… m’a appris à me relever.
(Couplet 2)
Frères tombés trop tôt, noms gravés dans ma tête,
Chaque larme versée devient une dette,
On voulait juste vivre, pas finir en défaite,
Mais la vie ici joue souvent à la roulette.
Les sirènes chantent comme une triste mélodie,
Les nuits sont longues, remplies d’insomnies,
On rêve de quitter mais on reste prisonnier,
D’un quartier qui nous aime autant qu’il nous fait sombrer.
Les regards jugent sans connaître le combat,
On nous voit comme des chiffres, jamais comme des gars,
Mais derrière chaque erreur, y’a une histoire, crois ça,
La rue fait des hommes… ou elle ne pardonne pas.
(Refrain)
La rue, elle te construit ou elle te détruit,
Elle te donne la force ou t’emmène dans la nuit,
Entre survie et rêve, faut garder l’esprit,
Dans la rue… personne ne vit à moitié.
La rue, elle te parle mais faut savoir l’écouter,
Elle te perd si t’oublies pourquoi t’as commencé,
J’avance seul mais jamais vraiment isolé,
Car la rue… m’a appris à me relever.